Imaginez Creil, quelques 600 ans en arrière...
La ville, cédée à Charles V par le Duc du Luxembourg, prospère rapidement et l'on y construit un immense château...
Un mur d'enceinte s'élève, couronnant maisons bourgeoises et hôtels particuliers...Il fait bon vivre dans la petite ville fortifiée. Creil est riche et influente.
De part son excellente situation géographique, sur la ligne Paris Beauvais, Creil est un lieu de passage stratégique, tant pour les échanges terrestres que pour le commerce fluvial.
Le château achevé est grandiose. De l'extérieur, on n'imagine pas un instant l'obscurité insalubre que renferment ses pierres.
Dans la pénombre, un homme lutte contre la folie, qui s'abat fiévreusement sur lui. C'est Charles VI, le bon Roi tant apprécié des Français, qui sombre peu a peu dans une démence sans rémission.
Après la guerre de cent ans, ce sont les guerres de religions qui mettront la ville à genoux.
Creil a perdu son panache. Ainsi assénés, le château, la collégiale et les demeures prospères du XIIIeme siècle se dégradent considérablement...
Au moment de la révolution, le château de Creil est en ruine... Sa restauration est bien trop coûteuse.
Le Prince de Condé s'en débarrasse au profit de M. Juéry, qui doit engager sa démolition...
Les beaux jours de Creil s'envolent avec les pierres du château, laissant place aux manufactures, et aux travaux ouvriers.
Une maison, construite sur les ruines du château, héberge un certain Bagnall...
A Creil, on fait des Faïences, et Bagnall, directeur de la faïencerie, également maire de Creil peut se tarer de générer de l'emploi. Les usines poussent comme des champignons. L'arrivée de voies ferrées, et d'une gare importante permet de convoyer des ouvriers venus de toute la région...
Creil se convertit en ville ouvrière, un formidable bassin d'emploi, qui va peu a peu polluer l'atmosphère et les poumons ouvriers... La crise économique bat son plein, on délocalise, on licencie...
La faïence devient Montereau, et les rives de Creil perdent leur faïencerie...
A la même époque, la lèpre fait des ravages dans la région. L'époque est bien morose, et pour survivre a la crise, les habitants les plus pauvres se creuseront des habitations dans la roche de la colline qui surplombe le mur d'enceinte...
La maison, qui a vu passer Bagnall, puis Juillet, puis marié les Juillet aux Gallé, héberge désormais Berthe et Auguste... Ils viennent de perdre leur fils unique à la guerre, à l'age de 21 ans...
Creil semble accompagner Berthe dans son deuil...si la première guerre saccage la ville, la deuxième guerre anéantit tout ce qui maintenait la vie a Creil... La gare s'écroule sous les bombes, les monuments sont ravagés, les ponts et les hommes tombent...
Une pluie de fer a balayé les rues, dont il ne reste rien...
Il faut reconstruire, reloger... C'est avec ce formidable instinct de survie que le Creil moderne s'élève...
La ville qui tente de se relever, se range au rang des défavorisés...
Le temps estompe heureusement les blessures, et Creil développe de nouveaux plans d'urbanisation...
Forte de ces racines, la ville reprendra un jour, sans nul doute, sa route vers la gloire...
La ville, cédée à Charles V par le Duc du Luxembourg, prospère rapidement et l'on y construit un immense château...
Un mur d'enceinte s'élève, couronnant maisons bourgeoises et hôtels particuliers...Il fait bon vivre dans la petite ville fortifiée. Creil est riche et influente.
De part son excellente situation géographique, sur la ligne Paris Beauvais, Creil est un lieu de passage stratégique, tant pour les échanges terrestres que pour le commerce fluvial.
Le château achevé est grandiose. De l'extérieur, on n'imagine pas un instant l'obscurité insalubre que renferment ses pierres.
Dans la pénombre, un homme lutte contre la folie, qui s'abat fiévreusement sur lui. C'est Charles VI, le bon Roi tant apprécié des Français, qui sombre peu a peu dans une démence sans rémission.
Après la guerre de cent ans, ce sont les guerres de religions qui mettront la ville à genoux.
Creil a perdu son panache. Ainsi assénés, le château, la collégiale et les demeures prospères du XIIIeme siècle se dégradent considérablement...
Au moment de la révolution, le château de Creil est en ruine... Sa restauration est bien trop coûteuse.
Le Prince de Condé s'en débarrasse au profit de M. Juéry, qui doit engager sa démolition...
Les beaux jours de Creil s'envolent avec les pierres du château, laissant place aux manufactures, et aux travaux ouvriers.
Une maison, construite sur les ruines du château, héberge un certain Bagnall...
A Creil, on fait des Faïences, et Bagnall, directeur de la faïencerie, également maire de Creil peut se tarer de générer de l'emploi. Les usines poussent comme des champignons. L'arrivée de voies ferrées, et d'une gare importante permet de convoyer des ouvriers venus de toute la région...
Creil se convertit en ville ouvrière, un formidable bassin d'emploi, qui va peu a peu polluer l'atmosphère et les poumons ouvriers... La crise économique bat son plein, on délocalise, on licencie...
La faïence devient Montereau, et les rives de Creil perdent leur faïencerie...
A la même époque, la lèpre fait des ravages dans la région. L'époque est bien morose, et pour survivre a la crise, les habitants les plus pauvres se creuseront des habitations dans la roche de la colline qui surplombe le mur d'enceinte...
La maison, qui a vu passer Bagnall, puis Juillet, puis marié les Juillet aux Gallé, héberge désormais Berthe et Auguste... Ils viennent de perdre leur fils unique à la guerre, à l'age de 21 ans...
Creil semble accompagner Berthe dans son deuil...si la première guerre saccage la ville, la deuxième guerre anéantit tout ce qui maintenait la vie a Creil... La gare s'écroule sous les bombes, les monuments sont ravagés, les ponts et les hommes tombent...
Une pluie de fer a balayé les rues, dont il ne reste rien...
Il faut reconstruire, reloger... C'est avec ce formidable instinct de survie que le Creil moderne s'élève...
La ville qui tente de se relever, se range au rang des défavorisés...
Le temps estompe heureusement les blessures, et Creil développe de nouveaux plans d'urbanisation...
Forte de ces racines, la ville reprendra un jour, sans nul doute, sa route vers la gloire...


